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SCIENCE  ET  FOI

  Dans le domaine du savoir, la science te la religion apportent l’une et l’autre des connaissance qui appartiennent à deux ordres différents. La science tire son savoir de l’expérience, la foi puise le sien dans la Révélation. Leur distinction de nature, d’objet, de méthode, évidente de nos jours, n’a pas été comprise à l’aube de la science. On croyait –à tort- que toutes les narrations bibliques devaient être comprise à la lettre : création du monde en six jours, Eve tirée d’une côte d’Adam, Josué arrêtant le soleil…Ces erreurs d’interprétation furent la source de graves conflits, peu à peu résolus. L’autonomie de la science en son domaine propre est parfaitement reconnue par l’Eglise aujourd’hui.

 L’emploi continuel de la méthode scientifique développe un esprit critique et le doute systématique. Le chercheur ne croit que ce qu’il peut vérifier par l’expérience. Cette attitude d’esprit, parfaitement légitime en science, rend parfois difficile l’acte de foi dans le domaine religieux. Habitué par métier à laisser Dieu à la porte du laboratoire, le scientifique peut être tenté de l’éliminer du monde, et d’affirmer, sans pouvoir le prouver, que tout se réduit à de la matière, à une matière non créée . C’est là un acte de foi gratuit.

 L’acte de foi dans la Création  en est un autre ; l’hypothèse d’un Dieu Créateur est en soi plus satisfaisante pour l’esprit que celle d’une matière incréée et éternelle, opinion renforcée par la prise en compte d’une révélation divine, ce qui est le cas du chrétien. Pour lui, le chrétien, Dieu s’est révélé dès l’Ancien Testament, comme « Celui qui est » et dont dépend toute existence, révélation parachevée en la personne de Jésus-Christ en sa qualité de Fils de Dieu.

 Emerveillés par les brillants succès de la science et de sa fille la technique, certains scientifiques à la fin du XIX° ont cru que la science résoudrait tous les mystères. Le scientisme, le rationalisme pensaient pouvoir ainsi éliminer l’esprit religieux . De nos jours, les savants sont plus modestes : déjà, dans leur propre domaine, ils se heurtent à des interrogations fondamentales actuellement insolubles. A fortiori, de par sa nature et son objet, la science ne peut ni poser ni résoudre la question essentielle du sens de l’existence et de la condition humaine.

Aux yeux de chrétien, science et foi saisissent chacune à sa manière un aspect de la même vérité : loin donc de s’opposer, elles apportent ensemble à l’homme la possibilité de saisir la création dans sa globalité, c’est à dire dans son « comment » et son « pourquoi ».

Foi et science, peuvent ne pas être sans retentissement l’une sur l’autre. C’est ainsi que la démarche scientifique a fait bénéficier de ses méthodes les diverses disciplines religieuses (histoire, archéologie, exégèse, sociologie et psychologie religieuses, théologie…).

De son côté, par le biais de la morale, la foi peut avoir son incidence sur la démarche du savant. Deux domaines très actuels en offrent un exemple frappant : la science nucléaire et la génétique. Dans ces disciplines, le savant a-t-il le droit moral de réaliser tout ce qui est techniquement possible ? La foi n’a d’ailleurs pas toujours tes réponses précises ni immédiates à des questions de nature aussi complexes et aussi neuves ; du moins doit-elle à coup sûr contribuer aux discernements nécessaires, en soulignant l’importance des valeurs mises en jeu, à commencer par la dignité de la personne humaine.

  

                                                                       D’après  Théo ed. 1989 p 619

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